Je graverai des mots

Je graverai des mots

Si entre tes draps roses tu es prise d’une overdose
Une overdose d’amour brisant ton sommeil lourd
Si tu dérives des heures prisonnière de tes murs
Je soulagerai ton cœur par le bleu de l’azur

Et si ton désir crie à l’oreille de ta peine
Si tu n’entends plus le bruit de l’eau de la fontaine
Si ton envie résonne si fort quand tu t’éveilles
Que ma musique te donne la lumière du soleil

Je graverai des mots sur tes seins
Je graverai des mots de mes mains
Des mots à fleur de peau un peu plus loin un peu plus loin
Juste un peu plus loin …

Si toutefois tu t’écroules au milieu du chagrin
Qu’isolée dans la foule t’as perdu ton chemin
Que ton visage sèche tes larmes dans mon miroir
Que ma musique caresse le sourire de l’espoir

Refrain ad lib …

J’ai envie de vous parler d’elle

Elle entendait parler les arbres
Elle écoutait rire les oiseaux
Rien n’était de marbre
Au bout de son pinceau

Des yeux elle caressait les fleurs
Elle chantait avec le ruisseau
Tout venait du coeur
Les sens à fleur de peau

J’ai envie de vous parler d’elle
Elle qui pleure à l’intérieur
J’ai envie de vous parler d’elle
Moi qui pleure à l’intérieur
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Elle est venue

Elle est venue

Elle est venue du pays des matins calmes
Là où l’eau bleu-lagon
Baigne le pied des montagnes
Entre Chine et Japon

Elle est venue du pays des matins calmes
Là où la neige en larmes
Effaçait ses premiers pas
Il y a vingt ans déjà

Mais tout n’a pas été si bleu
Et tout n’a pas été si calme
Elle a hurlé sa haine
Dans la pénombre
où les grands font la loi
Elle a gémi sa plainte
Dans le lieu sombre où l’enfant n’est pas roi
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Il ne ressemble pas

Il ne ressemble pas

Il ne ressemble pas à une cigarette qui se consume
Il ne ressemble pas à l’encre usagé du stylo plume
Il ne ressemble pas à une bouteille qui se vide
Il ne ressemble pas à une amitié perfide

Il ne ressemble pas à un long métrage générique fin
Il ne ressemble pas à un plan printemps sans romarin
Il ne ressemble pas à la pluie glacée tombant sans cesse
Il ne ressemble pas à des mots cruels qui ton cœur blesse
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Déscoachez-moi (déscotchez-moi)

Mon chien ne va pas bien du tout
Il fait des dégâts partout
Je n’en arrive pas à bout
Il va finir par me rendre fou

Pour régler ce souci
J’ai appelé Sylvie
Pour régler ce problème
J’ai appelé Selem

Ma vie sentimentale c’est l’horreur
J’ai beau chercher l’âme-sœur
Je n’ai pas le look acteur
Pourtant j’ai ce qu’il faut dans le cœur

Pour régler ce souci
J’ai appelé Cathy
Pour régler ce problème
J’ai appelé Charlène
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Elle s’en va loin très loin


Elle s’en va loin, très loin

Dans le silence de la nuit
Une ombre se faufile
Sur les remparts de la petite ville
Sans regrets ni remords dans son cœur meurtri
Là où les blessures sont à jamais enfouies
Elle s’en va loin, très loin

L’adolescence sur le fil
Des moments difficiles
Le plus souvent très proche de l’abîme
Avec les mots violents et les coups en prime
Pour oublier le rejet dont elle est victime
Elle s’en va loin, très loin

Quand la nuit couvre le soleil de sa vie
Quand l’aurore se lève qu’elle n’est plus à l’abri
Quand elle ne sait s’il est midi ou minuit
Dans la tristesse l’angoisse elle se réfugie

…..Silhouette à l’allure féminine
…..Loin de sa nature masculine
…..Elle disparaît au coin de la tour
…..Elle s’en va loin très loin pour toujours

Dans la souffrance des non-dits
Des amours interdits
Elle met un terme à l’enfer de sa vie
Dans la petite ville où elle a grandi
Jusqu’à ce jour parsemée de lourds soucis
Elle s’en va loin, très loin

Elle ne guérira jamais de la violence
Personne ne regrettera son absence
C’est ce qu’elle pense au fond d’elle-même
Personne ne lui a jamais dit un «je t’aime»

…..Silhouette à l’allure féminine
…..Loin de sa nature masculine
…..Elle disparaît au coin de la tour
…..Elle s’en va loin très loin pour toujours