Crime au Bastard

Crime au Bastard, un hôtel-restaurant de qualité à Lectoure dans le Gers

Crime-au-bastard-lectoureUn samedi ensoleillé de juillet, plus exactement le troisième, je remontais la rue nationale de Lectoure quand j’entendis sonner les cloches de la cathédrale.

En m’approchant de celle-ci, je vis un attroupement sur le trottoir de droite au niveau de la boutique des « Fleurons de lomagne » et d’autres personnes agglutinées sur le trottoir d’en face, laissant passer les rares voitures qui descendaient.

Il s’agissait du mariage de Cécile Rival qui s’appellerait désormais Cécile Rangot, nom de son mari Antoine, chef d’entreprise très connu dans le Sud-Ouest.

Ils étaient passés devant le maire une heure avant et sortaient de la cathédrale, suivis des invités des deux familles vêtus à l’ancienne. Il était de coutume d’admirer les mariés à la sortie de la cérémonie.

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Ils étaient magnifiques. Les amis sportifs du mariés avaient fait la traditionnelle haie d’honneur en leur lançant du riz, afin de leur souhaiter une vie très heureuse.

Ils se dirigèrent ensuite vers les Jardins des marronniers où était organisé un vin d’honneur, accessible à qui voulait prendre l’apéritif.

Pour cette grande occasion, ils avaient réservé l’hôtel-restaurant le « Bastard » pour le dîner ainsi que ses quatorze chambres, établissement qui se trouvait à une centaine de mètres de là.

Pour l’occasion, les propriétaires du « Bastard » avaient embauché trois extras, trois jolies jeunes femmes venues d’assez loin.
Vers seize heures, le vin d’honneur étant terminé, les mariés se prêtèrent à l’incontournable séance photos qui se poursuivit vers les lieux historiques de la ville, suivis des invités.

Chacun ensuite se promena avant de se rendre au « Bastard » où de somptueux cocktails et amuse-bouches les attendaient sur la terrasse ainsi qu’aux abords de la piscine.

Un majestueux dîner suivit, puis vint l’heure de la soirée dansante qui, comme à l’accoutumée, fut ouverte par une magistrale valse du couple soudé par les liens du mariage.

Puis, après les danses effrénées et un dernier verre, vinrent les compliments accompagnées des salutations d’usage. Les uns prirent le chemin de leur chambre, d’autres prirent un bain dans la piscine, et les autres quittèrent l’hôtel.

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Le bain terminé, la fatigue aidant, les tous derniers allèrent se coucher. Seul Paul, le frère d’Antoine, resta au bord de la piscine et commanda une verre de champagne que lui apporta l’une des trois extras à laquelle il n’avait pas fait attention de toute la soirée, puisque ces-dernières servaient la terrasse, que leur look avait changé et qu’il était resté en contrebas, aux abords de la piscine.

Les autres serveuses avaient fini leur service, les patrons Mr et Mme Ripers avaient pratiquement tout éteint, avaient fermé la porte de l’hôtel et avait confié à l’une des trois extras.

— On ne ferme pas à clé. Nous, on regagne nos appartements. Vous pouvez également quitter le service.

Tout était maintenant éteint, sauf les réverbères des rues alentours qui laissaient l’hôtel dans une semi-obscurité.

L’une des trois serveuses entendit Paul.
— Pouvez-vous m’apporter un autre verre de champagne s’il vous plaît ?
— Oui, monsieur, j’arrive. lui répondit Anita Ballan.

Le lendemain matin, le patron, qui s’était levé avant tout le monde, ouvrit les portes, fit l’inspection des salles, jeta un œil sur la terrasse puis se dirigea vers les escaliers descendant vers la piscine.

— Tiens, il est encore là, il dort, mais il a dû avoir froid cette nuit. Peut-être pas ? L’alcool ça tient chaud ! Je le laisse dormir, se dit-il en parlant de monsieur Paul Rangot.

La terrasse commença à s’animer pour le petit déjeuner et Cécile, la mariée, qui était descendue avant son mari, vit son beau-frère allongé sur le transat, le verre de champagne vide à côté de lui.

— Il ne va pas dormir toute la matinée ! Tiens, je vais aller le chatouiller pour qu’il se réveille en douceur.

Elle prit une petite brindille de fougère et alla caresser le cou de Paul qui n’eut aucune réaction. Elle renouvela la taquinerie, mais Paul ne réagissait toujours pas.

Elle le secoua un peu et se rendit compte qu’il était inanimé. Elle cria : Paul ! Paul ! Le secoua à nouveau. Rien n’y fit.

Elle remonta à pas de course sur la terrasse où tout le monde commençait à s’affoler et cria à la standardiste de téléphoner immédiatement à un médecin qui arriva très rapidement, puisqu’il habitait à côté de l’hôtel.

Il constata que Paul Rangot était mort et qu’il ne s’agissait pas d’une mort naturelle. Ce fut la consternation.
Il prit son téléphone et appela la gendarmerie.

— Bonjour, je suis le médecin de Garde, Mr Borda. Je suis à l’hôtel le « Bastard ». Il faut que vous veniez, j’ai des doutes quant au décès d’une personne. Sa mort me paraît suspecte.
— On arrive, Mr Borda. Que personne ne touche à rien ! dit un des gendarmes présent ce dimanche.

Les policiers arrivèrent en trombe. Déjà quelques badauds, prévenus on ne sait comment, étaient présents dans la rue Lagrange et essayaient de voir quelque chose, en vain.

— Bonjour Mr Borda, vous soupçonnez une anomalie ?
— Oui, monsieur. Je pense qu’il a dû être empoisonné.
— Ah bon ? Vous en êtes sûr ?
— Je le pense oui.
— Samy, appelle le commissaire Mr Bidot, dit Pierre, le deuxième gendarme.

Samy appela le commissaire, qui, en ce dimanche, se préparait à partir chez des amis assez loin d’Agen, ville dans laquelle il habitait.

— Ah, c’est bien ma chance. Bon j’arrive, je serai là dans quarante-cinq minutes environ. J’appelle immédiatement l’inspecteur Bardini qui va venir lui aussi avec le personnel de l’institut médico-légal.
Il appela également le procureur de la république, Mr Carnalo, installé à Auch, qui lui, faisait la grasse matinée.

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